Laurent Saint-Martin veut être le candidat des «solutions concrètes»

Le député LREM du Val-de-Marne, rapporteur général du budget, brigue la présidence de la région Île-de-France.

Reportera, reportera pas? Les élections régionales auront-elles lieu comme prévu les 13 et 20 juin prochains? Laurent Saint-Martin, qui était jeudi l’invité du «Talk Le Figaro», attend impatiemment le verdict. Concerné au premier chef, le député LREM du Val-de-Marne, est aussi candidat à la présidence de la région Île-de-France. «Nous verrons bien, mais nous devons, je crois, voter au mois de juin», estime-t-il. Assurant que «le gouvernement a lui aussi une position claire et ne voit pas aujourd’hui d’obstacle à ce qu’elles se tiennent aux dates convenues», le sujet sera débattu à l’Assemblée mardi et au Sénat mercredi. Les discussions porteront sur la date, mais aussi et surtout sur les conditions pour faire campagne. Ce sera «au gouvernement d’exprimer la décision définitive», précise-t-il. Soucieux que le débat soit respecté au Parlement, le député insiste aussi sur le rôle fondamental que les partis politiques ont à jouer dans cette consultation.

En Île-de-France, comment incarner la «force centrale», dans cette élection, alors même que des élus MoDem de la majorité sortante veulent continuer avec Valérie Pécresse? «Il n’y a aucun doute, la majorité présidentielle est unie derrière moi avec l’ensemble des formations politiques qui la compose», affirme Saint-Martin. En matière d’emploi, de développement économique, d’investissement, de lutte pour l’égalité des chances et d’environnement, le Marcheur assure que «tout ce qui a été démontré à l’échelle nationale, nous le démontrerons à l’échelle régionale».

Projet contre projet

Pour lui, cela ne fait aucun doute, la «force centrale», ce sera lui. «Le dépassement politique, ce n’est pas un concept fumeux, défend-il. Je refuse d’être le candidat d’un camp, d’une idéologie déjà installée.» Pour se distinguer de la politique de Valérie Pécresse, il entend être «le candidat des solutions concrètes, pas seulement des annonces et de la communication». Insinuant que la présidente sortante a d’autres ambitions que la région, «moi, je suis candidat à la seule présidence d’Île-de-France pour les six prochaines années, pas pour autre chose», insiste le trentenaire. Le candidat ambitionne de rassembler autour de «solutions pratiques», avec, par exemple, une police régionale, pour sécuriser les transports et les lycées. «On ne peut pas avoir la compétence des transports et ne pas s’assurer de la coordination de la sécurité des usagers», insiste le rapporteur général du budget.

Confiant, malgré les difficultés s’annonçant pour son parti dans ce scrutin, il fera face à la présidente sortante, Valérie Pécresse (Libre!), Jordan Bardella (RN), Audrey Pulvar (PS), Julien Bayou (EELV) et Clémentine Autain (LFI). «LREM n’est pas un astre mort», défend-il, fier du bilan national. Le jugement des Franciliens, espère-t-il, se fera projet contre projet. «Le reste, toutes ces histoires de fusions, d’alliances, voire de front républicain, est loin de leurs préoccupations, ils veulent juste que l’on réponde à leurs problèmes», conclut-il.

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